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J'ai failli donner à cette notule le titre suivant : « site et bite ». Finalement, j'ai trouvé le jeu de mot assez plat, n'ayant pas réussi à concocter une contrepèterie avec ces deux ingrédient qui, pourtant, s'y prêtent très certainement. Quel était l'objet de cette notule ? Simplement de signaler que certains mots, présents dans le corps de ce blog à dose homéopathique, déclenchent des avalanches de connections. Le référencement peut donc être amélioré par une thérapie homéopathique. La posologie est simple et ne met en œuvre que des symboles, dont l'action se révèle particulièrement efficace. J'ai fait le constat à partir de pipe, qui, de nombreuse fois, a accroché des internautes à la recherche d'images salaces de tailleuses de pipes. Deuxième terme — « Hymen ô hyménée » — c'est la désignation de la membrane virginale, qui semble susciter d'étranges curiosités. Tout se passe comme si une partie du sexe fort consacrait son temps à la recherche d'un hymen intact, ou tout au moins de sa représentation. Signe des temps. Autrefois le symbole suffisait à former une image mentale. De nos temps, l'hymen ne peut plus être un simple objet conceptuel. Serait-ce la précocité des rapports qui rend si rare, comme dirait l'aviateur, le visuel sur l'hymen ? Ou bien un fantasme de primopénétration très ordinaire chez les mâles ? N'assiste-t-on pas à une sorte de renversement et de virtualisation de la fascination ? Fascinait, hier encore, le pénis en érection, in vivo comme in imago. Fascinaient aussi, par dérivation, tous les objets phalliques, tout ce qui se dresse comme une pointe d'asperge, regorgeant de vitalité, comme une enseigne appelant tous les vagins du monde à « faire la queue » devant cette espérance de plaisirs durs et de semences onctueuses. Fascine aujourd'hui l'hymen, sa faible résistance, son élasticité toute relative, son irrigation minimale, sa promesse de rupture et de petite hémoragie donnant sur les cuisses déjà innondées d'autres sucs un filet rosâtre, cueilli comme une bénédiction sur les draps d'antan. Peut être s'agit-il de la fascination du one shot, du coup qui ne peut se répéter, par opposition au spasme qui appelle sa réplique après un temps de latence somme toute assez bref, tandisque que l'hymen ne se répliquera que par la procréation d'une nouvelle vierge, et sa valeur qu'au fil d'années supplémentaires à attendre l'esquisse d'une mâturité sexuelle. Temps court et tempo bref du spasme. Ontogénétique. Temps long et tempo générationnel de l'hymen. Phylogénétique. Image d'un hymen intact attirant à lui une curiosité obsédante. Qui garantit la réplique de l'obsession après sa rupture ? Hymen ! Si seulement tu pouvais être une porte que l'on ouvre et ferme à volonté. Avec sa résistance qui donnerait un sens à l'ouverture comme à la fermeture. Là dessus, je la ferme. Et, bienvenue à toi qui cherches une image en gros plan d'un hymen intact. Intacte est ta quête. Poursuis… Tu avais d'autres pistes. Explore-les.
Notulina
Comme prévu, les moteurs de recherche sont en train de concentrer sur cet article un nombre impressionnant de requêtes mettant à diverses sauces, et le plus souvent en gros plan, un hymen intact et virginal. Il n'ont pas tort. Les « hits » sont désormais si nombreux que l'on pourrait intituler cette notice : « Les onze mille vierges », et faire comme si chacune y était identifiée non pas par ses empreintes digitales mais par l'image en gros plan de son hymen intact. |